Affichage des articles dont le libellé est Atelier de travail urbain (ATU). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Atelier de travail urbain (ATU). Afficher tous les articles

samedi 8 février 2014

Retour sur les ATU...même si nous n'y retournerons pas...


Les ATU auraient pu être le lieu d'un vrai débat sur le projet Oxylane. Avec en premier lieu une présentation de l'entreprise Oxylane qui soit autre chose qu'une reprise de ses slogans publicitaires : « Décathlon,  à fond la forme » , « Oxylane, sport, santé, et bien-être »

Il faut être parfaitement angélique pour croire une seconde qu'avec Décathlon
« la consommation, c'est la santé ». 

De nombreux articles nous apprennent le contraire. Comme celui publié par l'Observatoire des Multinationales : Des produits toxiques dans les vêtements pour enfants de Gap, Adidas ou Disney
Rappelons que les produits Adidas sont distribués par Décathlon.

Les ATU et l'enquête publique comptent deux grands absents, le public et l'entreprise Oxylane comme objet d'interrogation :


- le public qui ne s'intéresse pas aux projets élaborés « par le  haut » et aux débats technicistes animés par leurs gestionnaires.
Dans la République du Centre l'adjoint à l'urbanisme a déclaré que
« la politique de la chaise vide n'est jamais bonne » à propos de SPLF45 quittant le quatrième ATU au bout de quelques minutes. 
Au moment où les décisions se prennent réellement, dans les arcanes de l'intercommunalité, il y a une chaise vide, celle des citoyens qui ne sont pas invités.
Et n'est-ce pas la mairie qui a décliné toutes nos propositions de rencontres et laissé la chaise vide le soir de la conférence avec Hervé Kempf ?    


- l'entreprise Oxylane à laquelle curieusement les ATU et l'enquête publique ne s'intéressent pas. On sait que le groupe Mulliez propriétaire d'Oxylane compte parmi ses membres de nombreux exilés fiscaux, mais pas la plus petite enquête de moralité de la part de la mairie et de l'agglomération. L'entreprise Oxylane reste une boite noire.

Pour ceux qui sont allés aux ATU en espérant en savoir un peu plus sur l'entreprise Décathlon-Oxylane et qui sont restés sur leur faim, nous avons une bonne nouvelle. 

Benoît Boussemart avait écrit en 2008 La richesse des Mulliez. L'exploitation du travail dans un groupe familial, Ed. Estaimpuis, 2008.

Lire la présentation du livre par Alternatives Économiques.


Morceaux choisis :

Cette famille nordiste est propriétaire d'une galaxie d'enseignes dans la grande distribution: Auchan, Décathlon, Boulanger, Leroy-Merlin, Kiabi, Pimkie, Flunch, Saint-Maclou, Norauto
Tout aussi impressionnant est sa ténacité (B. Boussemart) à mettre au jour la myriade de sociétés par lesquelles circulent la richesse et le pouvoir de la famille. Pour Benoît Boussemart, il n'y a aucun doute, les liens qu'elles entretiennent entre elles révèlent l'existence d'un « groupe Mulliez », bien qu'il ait toujours évité d'apparaître comme tel.
Nous aurions aimé soit dit en passant que l'adjoint à l'urbanisme invite Benoit Boussemart au premier ATU. Son point de vue contradictoire aurait pu intéresser l'auditoire.

Mais revenons à la bonne nouvelle : Benoit Boussemart prépare actuellement un travail sur Décathlon et devrait le mettre sur son blog la semaine prochaine.

Le conseil municipal de Saint-Jean-de-Braye aura donc tout loisir pour se documenter sur Décathlon avant sa délibération du 14 février.
Et qui sait ? Peut-être le conseil se dira-t-il qu'il a mieux à faire pour la ville que la courte échelle à un géant de la distribution, le « Groupe Mulliez » qui se cache derrière
« Décathlon-Oxylane » comme derrière son petit doigt.

Lire La Suite... RésuméleBloggers

Quatrième atelier de travail urbain, quand l'adjoint à l'urbanisme réécrit l’histoire.

Auquel on a décidé d' assister pour dire pourquoi on n'ira plus...
 
Jeudi 6 février 2014, Salle Jean-Baptiste Clément, Saint-Jean de Braye.
6 élus sont là, ainsi que Mme Hubert, du cabinet du même nom. Dans la salle, une petite quarantaine de personnes. Dont 16 de notre collectif.
 

L'adjoint à l'urbanisme prend la parole pour expliquer le contexte de cet ATU : il se tient après l'enquête publique et la publication du rapport et de l'avis rendus par le commissaire enquêteur le 22 janvier, et avant le conseil municipal du 14 février, le dernier de la mandature, lors duquel aura lieu le vote pour la modification du PLU.

Il rappelle qu'il n'y a pas de question tabou et qu'on peut demander la parole à tout moment. C'est ce que nous faisons : nous demandons si ce soir nous pourrons enfin débattre du bien-fondé du projet « Oxylane ». L'adjoint nous répond que l'enquête publique portant également sur la déclaration d'intérêt général du projet, ce sera un point parmi d'autres. Mais que le premier ATU avait été entièrement consacré à ce débat. Et là son nez s'est allongé : au début du premier ATU, nous avions réclamé un temps de parole égal à celui de M. Décathlon. L'adjoint à l'urbanisme nous avait alors répondu  que «  pour lui, l'atelier de travail urbain ne sera JAMAIS le lieu de débat entre pour ou contre Oxylane, c'est juste un lieu pour décider des contraintes qu'on impose à Décathlon...Donc non, il ne nous accordera JAMAIS un temps de parole égal à celui de Décathlon..."
 

Nous annonçons alors que nous choisissons de partir, ne voulant pas cautionner davantage un débat faussement démocratique.
Nous quittons donc la salle.
Lire La Suite... RésuméleBloggers

lundi 25 novembre 2013

Compte rendu du troisième ATU « Village Oxylane »,

Salle Jean-Baptiste Clément, Saint-Jean de Braye, 20h30, 1/10/2013.

Où l'on apprend que le vote en conseil municipal n'aura peut-être pas lieu avant les élections, que si « Oxylane » se retire et que personne ne reprend, le PLU tombe et la zone redevient « 2AU » (comme maintenant), qu'après l'étude d'impact environnemental aura lieu une deuxième enquête publique, que le site sera entièrement clôturé, et enfin que notre adjoint à l'urbanisme est persuadé que les grands groupes respectent les lois et ne sait pas ce qu'est le « greenwashing »...


Une trentaine de personne pour cette soirée dédiée à la mise en compatibilité du PLU et animée par Mme Laurence Hubert, du cabinet du même nom, et M. Malinverno, adjoint délégué à l'aménagement, à l'urbanisme et aux transports de la ville.
 

Calendrier :
L'enquête publique aura lieu du 18 novembre au 18 décembre, le commissaire enquêteur devra rendre son rapport pour le18 janvier. Pas de date précise pour le prochain ATU, sûrement entre le 18  et le 30 janvier. Puis il y aura un vote au conseil municipal, mais on ignore encore la date: peut-être avec les élus actuels, peut-être avec les nouveaux...

Le DAC (Document d'Aménagement Commercial) actant ce projet a été voté jeudi (26/09), projet qui a un « rayonnement régional », et « créera  240 emplois »...

La MEC du PLU (traduction :la Mise En Compatibilité du Plan Local d'Urbanisme...)

Il y a eu une évaluation environnementale : il faut respecter les principaux enjeux environnementaux et notamment, sur ce site, la ressource en eau. En effet, si le béton est posé, il va détruire 3,5 ha de site humide qu'il faudra recréer ailleurs. Cette zone humide est en outre favorable aux déplacements des espèces.

Nous intervenons pour redire que les 240 emplois promis sont très hypothétiques mais on nous dit qu'on est malhonnête. Et à propos du prix des terrains à 2€40, ils nous ont déjà expliqué qu'ils n'avaient pas le choix. Nous ne demandons qu'à lire le texte! Nous en avions fait une demande écrite à la mairie. La réponse reçue depuis est la suivante:

les communes doivent nécessairement consulter France Domaine lorsqu'elles souhaitent céder un de leur bien immobilier, qui formule un avis sur la valeur desdits biens. Le conseil municipal délibère au vue de cet avis.
Bien. Nulle part il est écrit que la commune doit s'aligner automatiquement sur l'avis des Domaines puisqu'il y a une délibération! Petite parenthèse : notre association demande régulièrement si la promesse de vente des terrains appartenant à la commune de Saint-Jean de Braye a été signée avec Oxylane. Pour l'instant, ce n'est pas le cas mais on nous explique que si c'était fait, nous n'aurions pas accès à ce document: la mairie ayant choisi de ne pas l'indexer à la délibération, ce n'est pas un "document administratif". Ce qui nous fait hurler: pourquoi ne pas nous donner accès à nous, habitants, à ce document qui cède des terrains qui appartiennent à la collectivité? Refermons la parenthèse.
 

La zone 2AU  devient 1AU :
 
La zone « 2AU »(à urbaniser) va donc devenir « 1AU » (à urbaniser sous réserve de respecter les conditions).


La réunion avec les personnes publiques associées a déjà eu lieu et, d'après l'adjoint, il y a eu un peu de débat, mais les personnes des communes limitrophes sont venues le féliciter et l'AgglO est très fier de ce projet. (Nous avions interpellé chacun des participants à cette réunion par courrier pour leur demander leur position sur ce projet. Nous avons reçu une seule réponse, celle de la mairie d'Orléans, qui est très favorable à cette implantation, lire notre article.) 


 Précisions incongrue de l'adjoint: « Mais si Oxylane se retire et que personne ne reprend derrière, le PLU tombe et la zone peut redevenir zone « 2AU » ».


Le rond-point : 

 
Concernant son financement et celui de l'acheminement des réseaux, ce sera tout à la charge d' Oxylane (pour le rond-point, via une taxe d'aménagement couvrant entièrement ses frais ).


"Il faut que ce projet soit une vitrine de l'urbanisme intelligent, la vitrine urbaine de l'entrée de ville..."

 
Les règles à respecter :

 
Concernant l'imperméabilisation des sols, il faut respecter certains critères, et notamment laisser paysager et perméable une partie du site.

Les commerces qui voudront s'implanter devront respecter le thème « bien-être, santé ou sport ». Nous demandons des précisions sur cette notion de bien-être qui peut être différente d'une personne à une autre. La pratique d'un sport automobile peut procurer à certains une bouffée de bien-être.

Et si Oxylane ne respecte pas ces engagements? L'adjoint nous répond qu'il y a des lois et que les grandes entreprises respectent les lois*.

Concernant les enjeux de gestion hydrolique : l'eau doit se régler à la parcelle. Une dame de l'assemblée, qui connait très bien la qualité des terrains, indique qu'il y a des « eaux folles » : des eaux souterraines qui se déplacent entre 2 couches. Les études de ce type n'ont pas encore été réalisées. Et il faudra obtenir un permis d'aménager avant le permis de constuire. Une deuxième enquête publique sera réalisée à l'issue de l'étude d'impact.

Un riverain qui "attend encore le coup de fil de Décathlon" demande si les nuisances dues au rond-point ont été évaluées. L'adjoint lui répond « qu'est-ce qui vous fait penser qu'il y aura des nuisances ?, Oxylane c'est juste un camion par jour. »

On apprend que le site sera entièrement clotûré, avec des portes pour pouvoir y venir par le chemin de la Binoche à vélo mais qui seront fermées à partir d'une certaine heure. Lorsqu'on soulève le fait qu'en général, les gens viennent peu en vélo dans un centre commercial on nous répond que c'est pour ceux qui travailleront sur le site, et que c'est déjà bien de pouvoir permettre à des employés de venir travailler à vélo. Quand on ose parler de « greenwashing », l'adjoint nous répond : « Je ne sais pas ce que c'est, le greenwashing »... Il y en avait pourtant la définition il y a peu sur le site internet de la mairie...

Un site entièrement clotûré, cela empêche le passage des cervidés pourtant habitués de ce lieu. On nous répond que ce n'est pas grave, ils n'auront qu'à faire le tour, comme tout le monde. Oui, mais le Plan d'Aménagement et de développement durable de l'AgglO explique bien dans son programme phare, la « Loire Trame verte », qu'il faut préserver les coulées vertes entre Charbonnière et la Loire...

Et sur la diapo n°9 du document de travail reçu en amont de la réunion mais qui n'a pas été projetée ce soir-là, nous avions une question parce qu'il était écrit : « article 1AUVO 2 : Les occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières

 
(...) sont autorisées les occupations et utilisations du sol suivantes,(...) :


2.1. – Les constructions destinées au commerce
2.2. – Les constructions destinées à l’artisanat
2.3. – Les constructions destinées au bureau
2.4. – Les constructions destinées à l’hébergement hôtelier
2.5. – Les installations classées pour la protection de l’environnement, à condition :

a) qu’elles soient directement liées à une construction autorisée sur la zone, ou aux besoins des usagers de la zone
b) qu'elles ne présentent pas de graves dangers ou inconvénients qui les rendent incompatibles avec le fonctionnement de la zone et la proximité des habitations,
c) et qu'elles n'entraînent pas pour leur voisinage des nuisances inacceptables, soit que l'installation soit elle-même peu nuisante, soit que les mesures nécessaires à l'élimination des nuisances soient prises.

2.5. – Les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif
2.6. – Les entrepôts, à condition :


a) qu’ils soient directement liés à une construction autorisée sur la zone,
b) et qu’ils ne constituent pas plus de 50 % de l’emprise totale des bâtiments sur le terrain.

2.7. – Les constructions destinées à l’habitation, à condition qu’elles soient destinées aux personnes dont la présence est indispensable pour assurer le fonctionnement ou le gardiennage des constructions admises sur la zone,
2.8. – Les constructions et installations nécessaires à l’exploitation agricole, à condition qu’elles s’inscrivent dans l’une des thématiques sport, loisirs et bien-être, énoncée par l’orientation d’aménagement et de programmation
2.9. – Les parcs de stationnement en silo
2.10. – Le long de l’emprise de la RD 2060, les aires de stationnement, à condition qu’elles
respectent une bande paysagère de 10 mètres d’épaisseur minimum »

 On a été ravi de lire le point 2.8 : une exploitation agricole est possible ! Mais le reste nous a laissé songeur. Saint-Jean de Braye ayant déjà de nombreux hôtels, a-t-on besoin de nouveaux ? Les commerces, artisanat... ne seraient-ils pas en concurrence avec les magasins de centre ville ?

L'adjoint nous répond que ce sera sûrement les mêmes enseignes hôtelières.
Et les installations classées pour la protection de l'environnement, on voit mal quelles nuisances inacceptables elles pourraient produire... ?
Mais nous n'avons pas pu poser la question, l'heure étant déjà tardive et la diapo absente de la présentation de ce soir.

La suite dans les documents de l'enquête publique sur la mise en compatibilité du PLU, et au prochain ATU, après la remise du rapport de l'enquête publique, donc en janvier 2014.

Nous en profitons pour inviter l 'assemblée aux deux jours de débat que nous organisons les 18 et 19 octobre prochain.

*Christian Jacquiau « les coulisses de la grande distribution », puisqu'il concerne des communes de l'AgglO : p.164: 



Une nouvelle norme sociale
Des salariés fantômes hantent les linéaires des hyper Auchan d'Olivet et de Saint-Jean de La Ruelle dans le Loiret. L'inspection du travail a transmis au procureur de la république, le 12 juin 1998, un volumineux dossier constitué de 23 PV, dénonçant la présence de vrai-faux salariés dans ces 2 grandes surfaces.
Un délit de "marchandage et prêt illicite de main d'oeuvre" pourrait être sanctionné mais le dossier n'arrive pas à sortir du bureau du procureur..."
Lire La Suite... RésuméleBloggers

vendredi 28 juin 2013

ATU 2 : comme si vous y étiez !

Compte rendu du deuxième Atelier de travail urbain (ATU)


sur le projet « Village Oxylane »


Où l'on apprend que la vocation agricole du site est viable, mais qu'en bétonnant ces terres, « on lutte contre l'étalement urbain » (sic), que la mairie a choisi un mode de révision du PLU « allégé » pour aller plus vite et qu'en démocratie « représentative », on se tait ou on se présente à des élections.

Mardi 25 juin, 20h, salle Jean Baptiste Clément, Saint-Jean de Braye.

Pour ce deuxième ATU, on nous avait promis le Zénith ! Mais cette fois-ci, seule une soixantaine de chaises était installée. Il faut dire que la mairie avait fait preuve d'une inhabituelle discrétion: rien dans le magazine de la commune, une petite annonce sur le site de la mairie le jour même et encore ! avec un horaire erroné, et quelques invitations envoyées aux riverains...

L'adjoint à l'urbanisme commence par s'excuser du cafouillage dans les horaires. Le prochain ATU aura lieu le 1er octobre, à 20h30. Au Zénith ? Il n'en est visiblement plus question...

Nous découvrons le calendrier lié à ce projet :

Septembre 2013 : réunion d’examen conjoint avec les personnes publiques associées (Etat…) et validation du dossier de mise en compatibilité

Octobre 2013 : atelier de travail urbain avec présentation du dossier du Plan Local d'Urbanisme (PLU)

Novembre 2013 : enquête publique et ajustement du dossier de mise en compatibilité

Décembre 2013 : éventuellement Atelier de travail urbain avec le retour du commissaire enquêteur

Janvier 2014 : délibération du conseil municipal approuvant le dossier de mise en compatibilité du PLU avec vote

L'ordre du jour pour la réunion de ce soir portera sur le PLU: orientation, aménagement, programmation. Mme Hubert, du cabinet du même nom, a été missionnée par la mairie pour élaborer un projet de modification du PLU, qu'elle va nous exposer.

Celle-ci nous explique que le PLU doit évoluer pour cadrer le projet VOX (diminutif employé par la mairie pour « Village Oxylane »). Elle rappelle les relations complexes entre PLU, Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), Document d'Aménagement Commercial (DAC). Tous ces documents évoluent en interaction. Le choix de la municipalité est de modifier le PLU par l’intermédiaire d’une déclaration de projet. Cette procédure permet de modifier uniquement la zone concernée par le projet Oxylane (ce qui exclut les riverains qui voudraient profiter de cette modification pour construire sur leurs terres). Cette procédure présente également l’avantage, pour une municipalité pressée, d’accélérer les échéances : 6 mois suffiraient là où une révision complète du PLU prendrait environ 4 ans.

Mme Hubert nous présente une série de cartes détaillées du site de la Bissonnerie avec l’analyse initiale du quartier : cours d’eau, hauteur des bâtiments, sentes et voies de circulation, zones d’habitat, coulée verte, activité agricole. L’intégration du projet « VOX » dans ce quartier va permettre, explique-t-elle, de « développer, dans une vision de cohérence, un nouveau morceau de ville. »

Le diagnostic précis réalisé par les écologues de ce cabinet montre bien que ce quartier a conservé une vocation agricole préservée du bétonnage à outrance. L’exploitation agricole est viable pour un modèle céréalier même si cela demande un traitement particulier. L'agriculteur qui cultive des parcelles sur ce site et qui souhaite continuer à le faire (lire son témoignage sur le tract distribué ce soir là par SPLF 45) opine du chef. Lorsque nous posons la question de l'artificialisation des terres, alors que le Loiret a perdu un peu plus de 15 000 hectares de terres agricoles en 10 ans de 2000 à 2010 (La République du Centre, M. Villeroy, 16/01/2013), l'élu répond : « Je suis tout à fait d'accord avec vous, il faut arrêter l'étalement urbain, il faut concentrer. D'ailleurs ce projet lutte contre l'étalement urbain  ».(sic)

Nous avons évoqué ensuite l’inauguration d'une zone agricole protégée à Chécy, la commune voisine, sur une surface de 284 hectares, la semaine précédente. Les représentants de l’Etat, ce jour là, ont tous parlé de stopper l’étalement urbain, de réfléchir à la biodiversité, à la disparition du foncier agricole. Pourquoi tenir là un tel discours et s’osbstiner ici à faire le contraire en voulant implanter une n-ième zone commerciale inutile ?

Les adjoints au développement durable et aux finances (M. Ronceray EELV !, M.Lavialle) nous réexpliquent que « cette zone est destinée à être urbanisée depuis longtemps et que le choix du projet VOX se fait en relation avec l’AgglO et la commune. De plus, la ville a acheté 5 hectares pour y implanter un maraîcher bio, et qu’il est très difficile de trouver des agriculteurs pour s’installer » ; notre collectif, avec Terre de liens Centre, propose pourtant une alternative agricole, et deux agriculteurs cultivent encore les terres. Une photo du champ actuellement cultivé est d’ailleurs présentée aux participants à l’ATU…Et même si ce sont des terres de qualité moyenne, leur culture est une réalité !

Puis nous avons interpellé l'élu à l'urbanisme sur les 240 emplois promis, en citant l'article des Échos du 3 avril 2013 où le directeur général de Décathlon reconnaît que l'enseigne a ouvert 5 nouveaux magasins en 2012 à effectif constant. La réponse de l'élu est toujours aussi embarrassée: «  D'abord il n'y aura pas que Décathlon. En première phase ils ont annoncé la création de 100 emplois, plus 40 indirects, et dans la seconde phase, avec les « entités partenaires », encore 100 emplois. Mais Décathlon est incapable de dire si ce seront des CDI et combien d’emplois seront créés. Ils se basent sur leurs autres sites. » Et nous sommes priés de les croire!

C'est le tour de la question rituelle: « Pourquoi avoir cédé les terrains à un prix si bas, 2,40 € le m² ? » Réponse  de l'élu : « Parce que c'est le prix fixé par les Domaines, qu'on n'a pas le choix, à peine une marge de 10% maxi, je peux vous montrer les textes dans mon bureau si vous le souhaitez ! » Oui, nous sommes demandeurs d'avoir les précisions juridiques nécessaires sur ce point.




Mme Hubert reprend son exposé. On y voit le futur site repeint en vert :  végétalisation et paysagement soigné des aires de stationnement pour éviter l'effet « nappe » de parking, bande paysagère, merlons, espace vert, écran végétal, tout pour « diminuer les nuisances depuis les hameaux »... Elle nous explique même que l’arrivée d’Oxylane protégera les riverains des nuisances sonores de la tangentielle, ce qui nous fait bondir : une bande naturelle verte fait déjà office de zone tampon et est efficace actuellement. Quand celle-ci sera détruite, nous ne pouvons croire que le bâti de commerces Décathlon et Compagnie sera une protection efficace, sans compter les nuisances supplémentaires (1 million de visiteurs et des animations quotidiennes) ! Il est également question de « circulation douce sécurisée », d'assurer les connexions piétonnes avec les sentiers existants, de créer un futur transport en commun en site propre (qui va payer ?) ... Si le site est clôturé, comment assurer cette circulation à vélo ? Et n'oublions pas qu'Oxylane a une zone de chalandise allant jusqu’à 1h30 ! Or dans un article intitulé « L’agglo a besoin de respirer » (La République du Centre, 20/02/2013), on apprend que l’Agence Régionale Sanitaire préconise de limiter le trafic routier sur l’Agglo pour baisser la quantité de toxiques dans l’air. Ces polluants ont en effet été reconnus par l’Institut National de Veille Sanitaire comme facteurs de cancers, d’infertilité et encore plus dangereux pour les personnes fragiles comme les enfants, les asthmatiques et les seniors. La pollution due au trafic routier engendré par ce nouveau centre commercial accentuera une fois encore la mauvaise qualité de l’air de notre agglomération ! Arrêtons donc de nous faire croire qu’un Village Oxylane est un projet de développement durable !

Et puis il va falloir réfléchir à préserver les employés du site du bruit de la tangentielle, et le bâtiment devra respecter des normes de basse consommation. « Mais s’ils ne respectent pas tout ça ? ». L'adjoint répond de manière ferme : « On leur demande de le faire et s'ils refusent, on le fait à leur place et on leur envoie la facture. »

L'autre question rituelle: « Qui va payer le rond-point ? » n'obtient pas la même réponse que lors du premier ATU. « Oxylane va payer des impôts très chers, la taxe d'aménagement, et c'est cette taxe qui va intégralement payer le rond-point. » Au dernier ATU c'était à hauteur de 90%...

Les élus imaginent ensuite avec enthousiasme les courses comme « les Petites Foulées Abraysiennes », organisées chaque années par la mairie, ou le cross UNSS (regroupant les scolaires) avec un départ donné depuis le parking du Décathlon... Ces courses se déroulent pour le moment dans la ville ou dans la forêt... Pourquoi vouloir changer ? Réponse : « Parce que c'est ce qui se fait dans les autres Oxylane. » On peut néanmoins se poser la question du sens… 

Vient alors une interrogation plus générale destinée à l'adjoint aux finances qui, lors des ateliers « ville jardin, ville durable », avait réfléchi sur la responsabilité sociale des entreprises. Or, Oxylane est détenu par l'Association Familiale Mulliez à hauteur de 51 %, et par la famille du fondateur Michel Leclercq (49%), que l'on retrouve parmi les exilés fiscaux à Néchin en Belgique. Alors, après l'affaire Cahuzac, le soutien sans faille de la municipalité au groupe Oxylane pourrait-être interprété comme un soutien à ces pratiques ? L'élu admet que la réflexion sur comment promouvoir à l'échelle d'une commune l'économie sociale et solidaire n'est pas aboutie. La rédaction d'une charte qui n'aura pas force d'opposition est en court. Il regrette comme nous que la famille Mulliez soit un groupe familial. « Mais voilà. On a pris la décision depuis 20 ans, 30 ans d'urbaniser cette zone, et cela a été réaffirmé dans le SCoT de 2008. Alors soit c'est la commune qui aménage et ça coûte très cher, soit c'est un opérateur privé et ça ne coûte rien. Nous faisons remarquer que la zone pourrait aussi rester en l’état...

Le débat se termine. Nous offrons notre panneau « 1001 signatures contre Oxylane » à l'adjoint à l'urbanisme.

Le prochain ATU aura lieu le 1er octobre 20h30 salle JB Clément, en présence de Mme Hubert et ce sera pour parler de réglementation pure et dure. L'adjoint à l'urbanisme s'engage à nous fournir les documents de travail en amont de l'ATU (8 jours avant).

Dans les échanges informels de l'après ATU, nous lui demandons pourquoi la mairie refuse à notre association tous les services proposés par la maison de la vie associative (domiciliation, prêt de matériel, reprographie, stand au forum des associations, inscription dans le guide des associations...), qu'elle accepte pour d'autres associations de défense de l'environnement comme « Défense contre les nuisances industrielles ». Il nous répond que c'est parce que jusque-là les réservations des salles où nous nous réunissions étaient faites pour le compte d'une association qui a le mot « politique »  dans ses statuts. Certes, mais que l'adjoint nous explique comment réserver une salle pour créer un collectif sans assurance ? Notre association n'est liée à aucun parti politique, et elle est composée de personnes de différentes sensibilités ! Le débat tourne ensuite autour du mot démocratie. Pour notre élu, nous sommes dans une démocratie représentative : on est élu sur un programme, (une dame remarque qu’Oxylane n'a jamais figuré à leur programme!), on le met en place, et ceux qui ne sont pas d'accord n'ont qu'à se présenter à l'élection suivante... Et l'expression de points de vue divergents, l'analyse, l'arbitrage des contradictions ? NON ! « On est sûr que c'est un bon projet pour la ville et pour l'AgglO. » Circulez, y'a rien à débattre !

A quel moment la mairie a-t-elle laissé aux habitants un espace pour échanger sur le bien fondé de ce projet ? Jamais ! C'est pourquoi nous interviendrons encore sur le fond de ce dossier, pour mettre en avant le manque de justifications crédibles (cf l'enquête publique du DAC) pour ce projet et l'urgence de sauvegarder nos terres agricoles péri-urbaines.




1 On connaissait le MOX, combustible nucléaire fabriqué à partir de combustibles irradiés, mais le VOX est aussi pour nous à ranger dans la catégorie des produits dangereux, en tant qu'aménagement urbain très destructeur de foncier agricole !


Lire La Suite... RésuméleBloggers

dimanche 19 mai 2013

Premier atelier de travail urbain du 19 mars 2013

Lors de notre entretien avec deux élus de la commune de Saint-Jean de Braye , nous avions été invités par la mairie à participer à l'atelier de travail urbain qu 'elle organisait sur le projet « Oxylane ». Les élus ne pouvaient en effet nous donner aucun plan ni aucun calendrier en ce qui concernait la révision du plu. « Le monsieur d'Oxylane présentera tout ça ce soir là. »
Bon.
Après tout, notre présence pouvait être un gage de démocratie sur la commune : peut-être nous laisserait-on un temps de parole égal à celui du monsieur d'Oxylane ? Les participants auraient alors nos arguments, ceux d'Oxylane, et la mairie son rôle d'arbitre.
Mais deux ou trois petits signes nous indiquaient déjà qu'il n'en serait rien. Alors nous avions préparé un power point, mais à l'ancienne : des affiches A2 reprenant nos arguments que nous avions l'intention d'afficher au fur et à mesure des arguments d'Oxylane.

Mardi 19 mars, 20h30, salle Jean Baptiste Clément à Saint Jean de Braye.

La salle est déjà bien remplie (près de 150 personnes dans une salle prévue pour 90!). L'adjoint à l'urbanisme règle les derniers détails de son intervention avec les deux représentants d'Oxylane. Nous allons le saluer et lui demander de prendre la parole pour simplement nous présenter. C'est un non poli, mais ferme : « Vous pourrez vous exprimer, mais à la fin, comme tous les abraysiens.  »

L'exposé de la mairie commence, puis ce sera le tour d'Oxylane. La fin de l'atelier est prévue pour 22h30.

L'élu à l'urbanisme, après un bref historique, expose la procédure de modification du PLU, le mode utilisé sera « la déclaration de projet ».

Il présente également un échéancier :
19 mars 2013 : premier ATU
25 juin 2013 : second ATU
octobre 2013 : troisième ATU avec présentation du dossier d'enquête publique puis enquête publique durant 1 mois.
Novembre 2013 : Le rapport de l'enquêteur est remis au préfet.
Décembre 2013 délibération au conseil municipal
Les possibilités de recours sont présentés succinctement (PLU, CDAC).
Un élu précise les relations entre SCOT, PLU et DAC.

Dans la salle, des contradicteurs réagissent par rapport à la procédure de révision du PLU employée, au prix scandaleusement bas (2,40€ le m²) auquel la mairie et l'AgglO cèdent 12 des 15 hectares du projet.
Oxylane ne souhaite pas dire à combien ils vont payer les terres privées mais sûrement pas 2 euros 40 !
Quelqu'un demande si la modification du PLU concernera toute la zone 2AU. La mairie répond qu'elle doit rencontrer les services de l'Etat (DDT), pour préciser la zone qui sera modifiée.
En tout cas, si le PLU est modifié, et qu'Oxylane ne s'implante finalement pas, toute entreprise qui respectera le cahier des charges de cette nouvelle zone, pourra s'implanter..., explique un élu.

Et puis ça attaque fort sur les emplois, et effectivement, le monsieur d'Oxylane ne peut pas être très précis, il annonce 240 emplois avec 100 en phase 1 mais pas de traces écrites à l'évidence juste « un contrat moral »... Il affirme que le magasin Décathlon d'Olivet sera maintenu. Il refuse de préciser la proportion d'équivalents temps pleins dans les emplois annoncés.
Nous, on affiche comme prévu notre power point sur le mur derrière nous :

«  80 % du site appartient à la collectivité »


« Offre spéciale famille Mulliez :
5€ le m²
2 ,40 € le m² TTC !!! »

« 240 emplois ?
Zéro preuve ! »

Une affiche est levée aussi dans l'assistance : « Du profit pour eux, des nuisances pour nous ».

Mais l'adjoint à l'urbanisme voit alors nos panneaux affichés et décide que non, « ça, c'est pas possible ! » et nous demande de les enlever immédiatement. Nous obtempérons et nous en reparlerons avec lui à la fin de la réunion.

Le monsieur d'Oxylane présente enfin son power point qu'il avait eu du mal à charger, son ordinateur étant passé en veille au début de la réunion !. Ce dernier indique que le réseau Oxylane fait en fait 3 métiers :
  • aménageur : imaginer, dessiner, construire
  • promoteur gestionnaire
  • animateur : sporteezy, sportest, place du village

Oui, promoteur c'est-à-dire qu'ils « commercialisent à des partenaires pour renforcer le lieu de vie sportif ».

Animateur parce qu'ils proposent des événements quotidiennement.
« Un village Oxylane, c'est de la vie partout » explique-t-il.
Et là, nous apprenons avec effroi que l'UNSS (Union national des sports SCOLAIRES) a déjà organisé son cross académique sur le site d'un des Oxylane de France...
Pourquoi se gêner ! Fidéliser le client dés le plus jeune âge, y'a que ça de vrai !

Le monsieur d'Oxylane annonce 30 000 participants par an, 1 000 000 de visiteurs par an et par village, et 100 heures de test de sport par an et par village.
Il nous explique :

Que le trafic sera de 250 véhicules en moyenne par jour, puis modifie et annonce 250 véhicules instantanés...

Qu'il est responsable de l'eau sur son site et autour.

Qu'il y aura une étude d'impact avec l'enquête publique qui portera sur la circulation et le traitement de l'eau.

Que le seul accès au site se fera par la tangentielle. Et la maison située au niveau de cet accès ? Pas de réponse.

Que ce sont les élus qui ont toute latitude à décider ce qu'ils veulent mettre sur le sol de la commune (!).

Une diapositive précise alors la superficie du projet 16 hectares et demi, et le détail de la phase 1 :
Commerces : 13480 mètres carré SP
Services/sports/tertiaire : 3670 mètres carré
HQE
Espaces verts : 8 hectares

La phase 2 annoncée n'est pas planifiée dans le temps.
Le coût du projet est de 18 millions d'euros (hors investissements d'aménagements des partenaires).
L'ouverture est programmée au second trimestre 2015.

A la demande de l'assemblée, la notion de partenaires a été développée . Qui sont-ils ?
De la restauration, du futsal, un spa, un mur d'escalade, une salle de gym, une crèche privée, un siège d'asso ou même de comité olympique.

Un plan est présenté à la salle, tellement délavé qu'il est peu lisible...Mais où sont passés les belles couleurs des images publicitaires présentées quelques minutes auparavant ?

Après cet exposé, c'est enfin le tour des questions. Il est... 22h25 ! Heureusement que les Abraysiens ont demandés des éclaircissements au fur et à mesure !

L'animateur nous laisse enfin la parole mais une petite dame âgée lève aussi la main : « Qu'en est-il de la maison située sur le tracé de l'accès à Oxylane ? » Toujours pas de réponse claire, des tractations sont en cours.
Une autre habitante déplore que la mairie n'ait pas demandé aux habitants de Saint- Jean-de-braye depuis 30 ans le moindre avis concernant la rue de la Bissonnerie. Elle demande l'ouverture de cette rue. Cela permettrait en effet à Oxylane de ne pas détruire la maison qui bloque l'accès...mais les autres riverains ne sont pas forcément d'accord.

Nous intervenons enfin pour présenter notre collectif en disant que nous aurions bien aimé avoir un temps de parole égal à celui du monsieur d'Oxylane et là l'adjoint nous coupe une première fois : « Oh mais, pour vous exprimer vous organisez vous même vos réunions et on vous laisse faire ! ». Nous tenons à rappeler que 80% des terres concernées par ce projet appartiennent à la collectivité mais nous sommes coupé une deuxième fois : « Ah oui, mais on a mis une condition pour la vente ! » Effectivement, il y a une et une seule condition : sous réserve que ce projet se fasse. (pas de date butoir par exemple!)
Il n'empêche que nous regrettons que la mairie aie pris seule la décision de l'implantation d'Oxylane, et qu'elle ne consulte les habitants que pour les détails du projet ! Démocratie participative  ?

Nous enchaînons sur les raisons qui nous ont poussées à monter ce collectif : ce projet est pour nous nocif, inutile.Un monsieur dans la salle, nous demande pourquoi on le trouve inutile. Nous lui répondons qu'il existe déjà un Décathlon sur l'Agglo, qu'en matière d'associations sportives il y a ce qu'il faut sur St jean de Braye.

Nous enchaînons avec la question des nuisances, pollutions sonores, pollution de l'air (lire nos arguments) avec le trafic peu présente dans ce débat, et sur les questions que nous nous posons sur les emplois promis: combien de transferts, de précaires, de suppressions chez les concurrents ?
Une autre personne intervient: « Et si c'était la nouvelle clinique qui s'était implantée, est-ce qu'on aurait eu la même réaction ? » D'abord, soigner les personnes et vendre des chaussures de sport ce n'est pas tout à fait le même service rendu à la collectivité ! Mais l'argument de préserver les terres agricoles périurbaines est toujours aussi déterminant pour nous. On voit bien, avec les récents scandales alimentaires que les circuits courts sont une réponse de bons sens pour l'alimentation de la population.
Nous avançons un autre argument, celui de la desserte quasi inexistante du site par les transports en commun.
Et pour clore notre intervention, nous invitons l'assemblée à nous rejoindre à notre prochaine réunion publique le vendredi 3 mai à la salle René Cassin à 20h30. Nous offrons à l'adjoint un grand panneau symbolisant les 500 premières signatures de notre pétition. 


Il est 23h10, l'atelier est terminé. Nous distribuons nos tracts à la sortie.
Nous retournons vers l'adjoint pour déplorer son attitude à propos de nos affiches ; nous lui citons la défnition de Paul Ricoeur :
« Est démocratique une société qui se reconnaît comme divisée, c'est à dire traversée par des contradictions d'intérêts, et qui se fixe comme modalités d'associer chaque citoyen dans l'expression, l'analyse et l'arbitrage de ces contradictions. »
Mais pour lui l'atelier de travail urbain ne sera JAMAIS le lieu de débat entre pour ou contre Oxylane, c'est juste un lieu pour décider des contraintes qu'on impose à Décathlon...Donc non, nous n'aurons JAMAIS un temps de parole égal à celui de Décathlon...

Et pourtant on nous avait bien dit que ce projet « se faisait de privé à privé, que la mairie n'avait rien à voir là-dedans... »

Après une telle réunion, cet argument va être difficilement tenable à l'avenir !

Il est clair que la mairie est engagée à fond pour défendre ce projet, cependant notre détermination et notre conviction viendront à bout de celui-ci....comme d'autres avant nous ! (lire nos arguments) 

Lire La Suite... RésuméleBloggers