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vendredi 20 mars 2015

De cette richesse qui ne s’échange pas contre un bout de papier

On l’avait annoncé sur nos tracts, ce week-end des 13 et 14 mars 2015 sur le thème « les clés des paradis fiscaux » allait être RICHE de rencontres. Et nous ne nous sommes pas trompés !

Radio-campus a rendu compte de ces rencontres à l'aide de documents audio. C'est ICI.

Vendredi 13 mars, 20h30 : DECATHLON, à fond le pognon !

Après une introduction théorique sur l'évolution du capitalisme mondialisé expliquant la fragilisation de l’édifice fiscal des souverainetés, Benoît Boussemart est passé aux travaux pratiques en démontant sur un paper-board improvisé quelques mécanismes d'optimisation fiscale, avec des exemples choisis dans la galaxie des entreprises Mulliez.

Plusieurs autres collectifs en lutte contre des projets d’immobiliers commerciaux portés par des enseignes de ce groupe avaient fait le déplacement : les collectifs « pour le Triangle de Gonesse », « Oxygène » et « pour la sauvegarde de la ferme des Bouillons ». 
En attendant un article plus complet sur cette intervention,  lire l’interview que notre invité avait accordé à B. Lamorisse, journaliste à La République du Centre.
  
Samedi 14 mars, résistances, infos juridiques, économiques et culinaires !
  
Rendez-vous matinal pour un temps d’échanges inter-collectifs : où l’on constate que les façons de faire des bétonneurs et les arguments avancés par les élus sont les mêmes partout. Où l’on se dit que vraiment, notre lutte pour la terre est indispensable pour qu’elle ne soit pas aux mains de quelques grandes firmes au détriment des populations locales.

Encore faut-il que le système nous permette de contester ces projets. Notre avocat, Me Dutoit, nous a expliqué la nouvelle loi « PINEL » en vigueur depuis le 14 février 2015 qui restreint le pouvoir à agir d’associations comme les nôtres.


L’impression d’être le fragile gobelet de terre laisse vite place à la détermination joyeuse qui nous anime tous. Parce que se rencontrer ainsi, avec cette vision commune pour nos territoires et l’urgence de ne pas regarder ailleurs car notre maison brûle, construire des outils, des projets communs, de ce partage–là naît un espoir qui n’a pas de prix.
Et tout au long de l’après- midi et de la soirée,  au coin d’un stand, pendant la table ronde, qui réunissaient les collectifs en lutte, stop paradis fiscaux 45 et Christelle de Crémiers, en marchant le long du chemin pendant  la visite du site, en épluchant les légumes pour la préparation de la délicieuse disco soupe… des trésors d’échanges ont eu lieu.
Chacun est reparti plus riche qu’il n’était arrivé, avec dans la tête de nouvelles connaissances économiques et juridiques, et  de nouvelles questions dont celle-ci, posée Christelle de Crémiers : « comment imaginer une démocratie sans croissance » ?

A suivre…

Un grand merci à Benoît Boussemart, Christelle de Crémiers, les membres des collectifs CPTG, OXYGENE, Sauvegarde de la ferme des Bouillons, stop paradis fiscaux, stop tafta Alternatiba, les amis de la confédération paysanne, Mardiéval, Alliance Loire, NDDL 45, Disco-soupe, Oxfam 45 ainsi qu’ à toutes les mains habiles qui avaient concoctées de vraies merveilles pour le buffet partagé!
 
+ d’infos sur le collectif « oxygène » ? Regardez la vidéo de présentation !
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dimanche 1 mars 2015

Les clés des paradis fiscaux, le tract...


L'association met à votre disposition le tract invitant aux rencontres des 13 et 14 mars 2015.

En couleurs ou en noir et blanc. 

 
A diffuser sans modération...
 
Pour en savoir plus, lire notre article précédent...





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mardi 24 février 2015

Le collectif « Pour un site préservé entre Loire et forêts » et ses invités vous offrent Les clés des paradis fiscaux !



Vendredi 13 et Samedi 14 mars 2015 à Saint-Jean de Braye

2 jours de RICHES rencontres, conférence-débat, repas partagé, stands, table ronde, ateliers, visite du site menacé, musique, disco soupe

Programme:

Vendredi 13 mars, 20h30 , Salle JB Clément, 24 rue Danton, Saint-Jean de Braye (tram B, Léon Blum)

Conférence-débat avec Benoît BOUSSEMART, économiste, auteur de « La richesse des Mulliez »

Plan du quartier : 




Samedi 14 mars, Salle de la Picardière, 214 rue de Frédeville, Saint-Jean de Braye (Bus ligne 15, arrêt « Roche »)

Comment s'y rendre : 



à partir de 12h30: repas partagé, apportez vos spécialités!

Stands associatifs :(liste régulièrement mise à jour)


ALTERNATIBA 45 

Association pour la sauvegarde de la ferme des Bouillons 

Collectif de soutien à Notre-Dame-des-Landes 45 (NDDL 45) 

Collectif pour un site préservé entre Loire et forêt (SPLF45)

Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) 

Mardiéval 

Oxfam 

Collectif Oxygène 
réunissant les opposants à un projet de Village Oxylane à Saint-Clément-de-Rivière

Stop paradis Fiscaux 45 

Le collectif "Stop Paradis Fiscaux 45" a été créé par les organisations suivantes : Attac 45, CCFD-Terre Solidaire, Collectif Roosevelt Loiret, Oxfam France, Secours Catholique, La Vie Nouvelle.

Contacter le collectif 

Le site de la Plate-forme nationale 


  
Stop TAFTA 45 

Voguette 84 (sous réserve)

Attac 45

Les amis de la conf paysanne


14h30 : table ronde, intervention des collectifs :


  • Pour le Triangle de Gonesse (île de France),
     
  • La Ferme des Bouillons (Rouen),
     
  • Oxygène (Montpellier),
     
  • Voguette 84 (Cavaillon) , (sous réserve)
     
  • Stop paradis fiscaux 45
     
  • Christelle de Crémiers (enseignante en Master II d'Ingénierie financière)
16h : ateliers « Quelles actions mettre en place localement ? »

17h : visite guidée du site à préserver

A partir de 19h : Disco Soupe avec scène ouverte

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mardi 26 août 2014

Assemblée générale de SPLF45 le vendredi 29 août 2014


Assemblée Générale 2014,
du Collectif pour un site préservé entre Loire et forêt,
Vendredi 29 août 20h salle Jean-Baptiste Clément, 
Saint-Jean de Braye (24 rue Danton)

De nombreuses actions se sont déroulées lors des 14 premiers mois de notre association. Venez faire un bilan de l’année écoulée, débattre ensemble des orientations et du fonctionnement du collectif SPLF45, et élire un nouveau bureau.

Nous ne serons jamais assez nombreux face aux défis qui nous attendent, et chaque soutien, chaque participation est précieuse.

L’Assemblée Générale est ouverte aux adhérents, mais aussi aux sympathisants.

Nous espérons que vous serez présents avec nous le 29 août !

Programme :

Accueil à partir de 20h00
  • 20h30 : présentation du rapport d’activité 2013-2014. Débat sur les bilans, les orientations et les actions de SPLF45
  • 22h : vote sur le rapport d’activité ; élection* des nouveaux membres du bureau.
  • 22h30 : verre de l'amitié
* Les adhérents à jour de cotisation trouveront ici un bon pour pouvoir à nous remettre,  s'ils ne peuvent pas être présents le jour de l'AG. Les personnes qui souhaitent adhérer trouveront ici le bulletin à compléter.

+d'infos : contact@splf45.fr

A bientôt...

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mercredi 2 avril 2014

Un pédologue évoque le site du projet Oxylane dans la République du Centre

Dans son édition du 1er avril 2014, la République du Centre a publié l' interview de Laurent Richard, pédologue. Extrait : 

Qu'est-ce qui, à votre avis, est le plus menacé ? le questionne la journaliste Blandine Lamorisse. 
Laurent Richard : Cet ensemble doit s'implanter sur une zone humide d'environ 15 hectares. La préservation de ces milieux constitue un enjeu européen. Il est dramatique que des élus communautaires aient autorisé leur suppression. Cette zone humide remplit une fonction importante au sein d'un bassin de près de 80 hectares. Elle participe à « l'épuration » des sols. La supprimer et la remplacer par du béton, avec la présence de nombreux véhicules, va contribuer à drainer des hydrocarbures qui finiront par sédimenter dans le canal.
Pour lire la totalité de l'article.

Laurent Richard nous a fait l'amitié de venir animer le débat sur ces questions lors de notre réunion publique du 28 mars. Retrouvez ici le compte rendu de son intervention.



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dimanche 30 mars 2014

Lettre à toi qui n'a pas pu venir à la réunion publique du 28 mars 2014, à Saint-Jean de Braye...

Ça ne va pas être simple de te résumer cette soirée ! Trois intervenants, avec des exposés qui apportaient des éclairages différents et complémentaires sur ce sujet :
 

 Quels choix possibles pour ce bout de territoire situé à la Bissonnerie, à l'est de l'Agglomération orléanaise ?

Quels impacts aura le projet « Village Oxylane » et sa ribambelle de commerces, sur l'espace de vie des citoyens et sur le rôle des milieux naturels dénaturés par ce site de consommation, s'il devait voir le jour ?

Pour faire vite si tu es pressé, préserver cette zone en terre agricole ou naturelle apparaît évident, c'est la responsabilité des élus ! La confiscation des paysages et des espaces agricoles au profit de groupes financiers n'est pas inéluctable . Ce site a en plus la particularité d'être une zone humide pour au moins 12 hectares, donc protégé par la législation.

Pourquoi rien ne bouge ? Il faut que les citoyens se réapproprient leur territoire, leur paysage et leur pouvoir de décision ou de sanction à l'égard des élus. Des ponts sont à construire avec les agriculteurs du site, pour un aménagement durable de ce territoire situé en zone péri-urbaine. Tant que la première pierre n'est pas posée, tout est encore possible !

Pendant plus de deux heures et demie, nos trois invités ont tenu en haleine la quarantaine de personnes qui avait fait le déplacement. Et si nous n'avions pas coupé le micro, peut-être y serions-nous encore !

Un modèle économique prédateur 

Le premier intervenant, M. Jean-Albert Guieysse, géographe, a commencé son exposé en rappelant les arguments qui permettent de qualifier ce projet d' « inutile » : la morosité économique actuelle et l'offre déjà importante des commerces d'articles de sport (Orléans est déjà ceinturée par des grandes enseignes et il existe plein de petits commerces spécialisés dans le sport aussi bien en centre-ville qu'en périphérie) conduisent à penser que ce projet ne créera globalement pas d'emploi, et finalement, les acheteurs verront leurs possibilités de choix se réduire. En effet, des emplois seront détruits chez les concurrents, et les établissements des concurrents mis en faillite se transformeront en « friches commerciales ». 

Sylvain Boisseau, un de ses étudiants, a illustré ces propos à l'aide d'une carte. Mais tous les élus ne font pas les mêmes erreurs. Il nous a cité des exemples de territoires où les PLU, rédigés en intercommunalité, prennent véritablement en compte la place des espaces naturels et agricoles, comme la loi ALUR nouvellement votée l'encourage. D'ailleurs cette loi, si elle était passée quelques années plus tôt, aurait permis à cette zone classée depuis plus de neuf ans « 2AU », de redevenir une zone naturelle...

Ce projet anti-urbain (qui étale des périphéries au détriment des activités du centre-ville), en plus d'augmenter le trafic routier, accroît le territoire urbain mais au lieu d'acheter le foncier à 250€/m² le porteur de projet rafle 16 hectares à 2,40€/m². Or il est urgent d'arrêter de grignoter des terres agricoles, d'arrêter de les considérer comme des réserves quasi gratuites de foncier. Malheureusement, aucun débat n'a lieu sur le sujet, et le « zonage » continue à présider à l'étalement urbain: dans les terres agricoles, sont prises les emprises généreuses des zones d'habitat, d'emploi ( dont des centres commerciaux surdimensionnés), de transport. L'organisation de la ville doit être pensée globalement, les commerces de proximité sauvegardés. Pour M. Guieysse, ce secteur devrait être reclassée en zone agricole ou naturelle, et la zone urbanisée aujourd'hui (une carte des occupations du sol est présentée par l'auteur) doit s'adapter progressivement à l'augmentation de la population par densification sur place ( les architectes savent monter de tels projets de remodelage de la ville).

L'échange suivant cette intervention a porté sur le SCOT (schéma de cohérence territoriale) : si le PLU (plan local d'urbanisme) n'est pas encore intercommunal, le SCOT a été rédigé à l'échelle de l'AgglO et c'est lui qui a « autorisé » l'implantation d'une nouvelle zone commerciale sur ce secteur. Il a été adopté alors que DECATHLON avait déjà prospecté sur l'AgglO. Si ce porteur de projet n'avait pas sonné à la porte de l'AgglO, le SCOT aurait-il mentionné ce besoin d'une nouvelle zone commerciale ? Sylvain répond qu'effectivement, on peut sérieusement se poser la question. Là encore, la responsabilité de nos élus est énorme car d'autres agglomérations ont réussi à utiliser le SCOT pour construire un territoire « harmonieux ».

Une autre personne intervient pour faire part de ses craintes quant au devenir du site si l'enseigne phare (Decathlon) se retire. Elle pointe aussi le manque de démocratie sur la commune en rappelant que le comité de quartier n'avait même pas été informé de ce projet par la mairie. Là encore, le rôle des élus est pointé du doigt...

Le paysage réapproprié par les citoyens

C'est ensuite Agnès Sourisseau, paysagiste, qui intervient. Pour elle, la question primordiale est : quel est le statut de cette terre ? Sachant qu'on ne revient jamais en arrière, est-ce intéressant ou pas de la conserver ?

Elle rappelle que le paysage est fait par l'usage agricole. Qu'on a tous dans la tête l'image d'un paysage composite où se mêlent forêt, champ, friche, bois, village. Et qu'à la fois les gens veulent consommer des produits sains mais veulent aussi consommer des paysages ruraux. Ce qui peut conduire à la construction de lotissements perdus au milieu des champs qui participent à ce que Télérama avait qualifié de « France moche » (février 2011). Mais là encore ce n'est que le résultat de choix politiques...

L'étalement urbain a d'abord été pensé « de loin », puis la loi de décentralisation a permis de redonner des compétences localement. Mais les élus n'étaient pas forcément prêts : ils ont délégué à l'aménageur privé. Résultat : la croissance de l'artificialisation des terres est 4 fois plus rapide que celle de la démographie. C'est insoutenable !

Une prise de conscience a néanmoins eu lieu : pour lutter contre les « zones grises », les trames vertes et bleues ont fait leur apparition et sont pour cette intervenante de réels outils législatifs pour éviter l'étalement urbains. La Charte de l'environnement a la même valeur juridique que la déclaration des droits de l'Homme...Il faudrait voir notre territoire en inversant notre regard : le blanc d'une surface agricole devrait être vu comme un plein .

Mme Sourisseau conclut : si le dialogue est très difficile, il est néanmoins nécessaire pour œuvrer en commun vers l'aménagement d'un territoire durable. Les trames vertes et bleues peuvent être un support de concertation. Il existe aujourd'hui d'autres formes d'agricultures : l'agroforesterie, en remettant l'arbre dans le paysage, évite la « page blanche » mais n'a pas qu'une fonction décorative : sa fonction agricole est réelle et elle permet une meilleur gestion de l'eau. La PAC (2014/2020) et les fonds de financements européens commenceraient à aller dans ce sens. Mais il faut encore une volonté politique, ou à défaut un réveil citoyen. Les « ZONES A DEFENDRE » sont une réponse citoyenne, comme le « guerrilla gardening », les Incroyables Comestibles, les Vergers Urbains. Ces élans joyeux et énergiques, utopiques et créatifs permettent aux citoyens de s'approprier leur territoire, car bien souvent, les habitants se sont fait exclure de leur paysage. Pour finir, Mme Sourisseau nous invite à rééduquer notre regard pour insister sur la valeur du patrimoine naturel.

12 hectares de zones humides d'intérêt général

Le dernier intervenant, M. Laurent Richard, est pédologue. Cette spécialité s’intéresse au sol. Il a fait une visite du site menacé par l'implantation du « Village Oxylane » . D'après ses observations, ce site a les caractéristiques d'une zone humide sur au moins 12 hectares (on est largement au dessus des 3,5 hectares décrits dans l'enquête publique !). Il y a deux critères pour qualifier une zone humide : la présence de plantes caractéristiques et/ou la composition du sol. C'est la composition du sol qui ici l'a conduit à cette caractérisation.

Qu'est ce qu'une zone humide ? Pourquoi s'en préoccuper ? Tout simplement parce qu'elle a des fonctions bien particulières : elle ralentit les ruissellements en cas d'abat d'eau très violent. Elle joue également le rôle de filtre : dans cette zone urbaine agricole, une petite goutte d'eau transporte des molécules organiques et/ou des traitements chimiques. La zone humide permet de nettoyer cette goutte d'eau avant qu'elle ne continue son cycle dans la nature.

Si la zone humide disparaît, en cas d'abat d'eau important, une grande quantité d'eaux chargées de polluant va donc s'écouler sans aucun frein vers la Bionne et se jeter dans le canal d'Orléans. Or l'AgglO a décidé de mettre en valeur ce patrimoine, témoin du transport fluvial passé... Ce serait dommage qu'il soit transformé en cloaque ! En effet, en l'absence de circulation sur le canal, les eaux ainsi chargées vont se déposer et sédimenter... Il faut éviter ça !

M. Richard rappelle que si le paysage est un bien commun, c'est aussi un terrain privé, et que l’agriculteur qui est sur ce terrain est influencé par la politique agricole .Son travail, s'il est le fait d' une seule personne, est vu par tous. Avant, la question du paysage ne se posait pas : dans le village, tout le monde était concerné de près ou de loin par l'agriculture et partageait les mêmes valeurs traditionnelles. Aujourd'hui, les agriculteurs sont de moins en moins nombreux, les citadins de plus en plus nombreux et il n'y a pas (encore?) de pont entre eux, d'où cette situation conflictuelle. Sans parler des lobbies très puissants...

Une question porte ensuite sur le statut de la zone humide : Qu'est ce qu'on peut/veut y faire ? Pas de certitude mais des pistes de réflexion : l'agroforesterie en est une. Mais les citoyens doivent se réapproprier leur paysage. La solution doit être issue d'une réflexion commune avec les décideurs locaux. Or là nous assistons à la mise à disposition par ces décideurs d'un territoire à un groupe financier sans aucune concertation !

L'idée que cette zone doit revenir en zone agricole protégée est partagée par tous. La cité orléanaise a besoin de ce poumon, autant qu'elle a besoin de l'artère que représente la Loire.

Concernant les mesures compensatoires à la destruction de zones humides, elles seront impossibles à mettre en œuvre : il faudrait recréer une zone humide de la même étendue sur le même versant, ou d'une étendue deux fois plus grande ailleurs !

Une personne intervient pour savoir quelle est l'autorité au dessus du maire : si la législation va dans le sens de la sauvegarde de ces terres agricoles et naturelles, comment peut-il prendre aussi facilement des décisions qui auront l'effet inverse ? Le recours devant le tribunal administratif est une solution.

La dernière question nous permet de conclure : un monsieur nous demande ce que nous comptons faire à présent. Tout ce que nous avons entendu ce soir nous conforte dans les choix que nous avons décidé d'entreprendre :

  • la voie juridique : nous sommes en train de préparer, avec l'aide précieuse d'un juriste, un recours pour attaquer le PLU ; quand le dossier de « Village Oxylane » aura été approuvé par la CDAC (commission départementale d'aménagement commerciale, les chances qu'elle le refuse sont infinitésimales!), nous rédigerons un recours devant la CNAC ( commission nationale d'aménagement commerciale) ; une nouvelle enquête publique sur l'impact environnemental va avoir lieu : nous y participerons le plus nombreux possible, serons extrêmement vigilant sur la qualité des expertises et déposerons un nouveau recours devant le tribunal administratif le cas échéant ; enfin, le permis de construire est lui aussi attaquable.
     
  • pour que les citoyens se réapproprient leur paysage, nous organisons une première action de plantation sur le site le dimanche 15 juin, suivront ensuite l'entretien, les récoltes ...
     
  • nous allons participer à l'alterfête organisée par ATTAC 45 samedi 5 avril au château de Charbonnière, l'occasion de rencontrer d'autres associations comme « les Incroyables Comestibles », « Terres de Liens », … et d'essayer de construire ces fameux ponts à plusieurs.

  • nous préparons une grande manifestation le 17 mai dans le nord, entre le siège de l'Association familiale Mulliez à Roubaix et Néchin, avec la Ferme des Bouillons, le collectif pour le Triangle de Gonesse et La Voguette pour dire à plusieurs à ces bétonneurs de l'ombre « Zones commerciales au musée !!! Laissez vivre nos quartiers ! »
     

Et comme à chaque fin de réunion, les discussions se sont poursuivies autour d'un petit verre.

Bref, les carottes sont loin d'être cuites . Comme tu le vois, on ne lâche rien !

On espère que tu as bien noté les prochaines dates. Le mieux, c'est quand même que tu viennes vivre ça avec nous !

A très bientôt !
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mardi 31 décembre 2013

Réunion publique du 28 mars 2014



Vendredi 28 mars, Saint-Jean de Braye
Salle J-B Clément, rue Danton
20h30 
  Réunion publique contre le projet OXYLANE-Décathlon 
& pour des terres agricoles

Avec la participation de :


Agnès SOURISSEAU, paysagiste, fondatrice et chef de projet du site expérimental agroforestier sur 35 hectares au sein d'anciennes emprises ferroviaires en Seine et Marne http://www.les-monts-gardes.com/ 
Laurent RICHARD, pédologue (La pédologie est la science qui étudie la partie superficielle des sols, les interactions entre la roche, le climat et la végétation),

Jean-Albert GUIEYSSE, géographe,  université d'Orléans, ESPE.





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lundi 21 octobre 2013

Lettre à toi qui n'a pas pu venir à Saint-Jean de Braye les 18 et 19 octobre 2013

ȺMénageons notre territoire.

Nous avons bien reçu ton message, tu aurais bien voulu venir mais ton emploi du temps, tes obligations personnelles ne te l'ont pas permis. Voici donc un aperçu de ce que tu aurais pu vivre avec nous qui te donnera envie, on l'espère, de te libérer pour venir aux prochaines manifestations...

Tout d'abord, le vendredi soir.


Il aurait fallu que tu viennes vraiment à l'heure pour avoir une place assise: tous les sièges de la salle Jean-Baptiste Clément étaient pris. Une centaine de personnes étaient là pour rencontrer Hervé Kempf.

Bien sûr, tu connais ce journaliste infatigable qui a décidé dès 1986 de se consacrer aux questions écologiques. Après 15 ans au « Monde », il est désormais rédacteur en chef du quotidien de l'écologie reporterre.net.

Mais ce site, tu le connais déjà puisque nous le citons régulièrement sur ce blog. C'est aussi grâce à son soutien que nous en sommes là aujourd'hui: dès le début de notre mobilisation, notre premier communiqué de presse était repris sur reporterre.net et relayait notre pétition. Ce qui, tu t'en souviens, nous a conforté dans notre détermination!



Mais revenons à Hervé Kempf. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages:

  • Comment les riches détruisent la planète (2007)
  • Pour sauver la planète, sortez du capitalisme (2009), 
  • L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie (2011)
  • Fin de l'Occident, naissance du monde (2013).
C'est de ce dernier livre dont il a été question ce soir-là.

Ce qu'on a retenu, c'est que nous sommes arrivés au pied d’un « mur écologique », que nous devons désormais négocier avec la nature. Qu'une petite partie des gens concentrent tous les pouvoirs (politique, médiatique et économique) et que les personnes les plus pauvres le sont de plus en plus.
Il faudrait donc davantage réguler l'activité des grands groupes, réduire fortement les inégalités, changer de modèle culturel, réduire la surconsommation. Accéder à une économie écologique, où la coopération serait à l’œuvre au service de l'intérêt collectif.

Et c'est là que Hervé Kempf a fait le lien avec ce projet de « Village-Oxylane - Décathlon » que notre collectif conteste: il est temps d'arrêter le gaspillage des biens de consommation comme celui des terres agricoles !

Tu aurais pu participer au débat qui a suivi cette conférence, et prolonger ces échanges autour d'un verre.

Cette soirée fut aussi l'occasion de faire signer la pétition papier. Avec la pétition en ligne, nous réunissons 1450 signatures.

Et maintenant le samedi :
Bon. Samedi matin, c'était une réunion « privée » réservée aux différents collectifs invités. On ne peut pas tout te dire mais des idées pour faire converger nos luttes, on a eues ! Tu les découvriras au fil de ces semaines. Prévois déjà cette date : le dimanche 8 décembre, journée mondiale contre les grands projets inutiles ... 

Tu aurais pu rencontrer ces collectifs lors du pique-nique copieux organisé à la salle de la Picardière. Il y avait Alain, Bernard et Blaise du collectif pour le Triangle de Gonesse, qui venaient d'Ile de France ...
... Marie, Tatiana, Anthony et Mathieu pour la Ferme des Bouillons à côté de Rouen, Vincent pour les Terres de la Voguette qui avait traversé la France depuis Cavaillon pour nous rejoindre. L'agriculteur qui cultive la plus grande partie des 25 hectares de ce site était également présent.

A 14h 30, lors de la table ronde « Une autre ville est possible » suivie par une quarantaine de participants, ces collectifs ont pris la parole pour témoigner de l'état de la lutte chez eux. La palme du projet le plus délirant a été remporté par le projet « Europa City », contesté par le collectif pour le Triangle de Gonesse : il s'agirait pour Auchan de construire rien de moins que le plus grand centre commercial du monde, sur 80 hectares de terres particulièrement fertiles...


Dans la catégorie « espoir », notons le témoignage de la Ferme des Bouillons : cette ferme, menacée de démolition par IMMOCHAN, est occupée depuis bientôt un an : on y pratique la culture dans les 2 sens du terme : culture de la terre et lieu culturel avec une programmation très riche. Les élus sont revenus sur leur position et bien que le permis de démolir courre toujours, le PLU va être modifié pour que la zone concernée soit classée en zone agricole, empêchant ainsi la construction d'un centre commercial. Leur association compte plus de 600 adhérents et leur pétition a déjà recueilli plus de 7000 signatures...

Dans la catégorie plus c'est gros plus ça passe, voici l'histoire de Cavaillon : depuis 10 ans ces citoyens se sont mis en route contre un projet de centre commercial Auchan (encore!) sur 30 hectares, sur des terres irrigables mais aussi inondables, du côté de Cavaillon. Ce sont à l'époque des petits commerçants qui se sont indignés contre ce projet : le centre-ville avait déjà subi de nombreuses fermetures de commerces à cause de la grande distribution. Le collectif s'est reconstitué il y a un an et a planté des tournesols qui sont justement aujourd'hui en train d'être ramassés. Le délire des élus est maintenant de construire une digue (7 millions d'euros) pour sortir ces terres de la zone inondable et permettre à Auchan de construire son hypermarché.

Tu connais notre lutte, nous t'épargnons donc la présentation de notre collectif.


Sur un panneau mural, nous avions mis en évidence la convergence de nos luttes. En voici la retranscription au format pdf...

La phrase « si tu veux parler du monde, parle d'abord de ton village » résume bien le sentiment de ces échanges :

Partout il y a un vrai problème de démocratie : la population est mise devant le fait accompli, tout au mieux est-elle invitée à participer à l'enquête publique qui a lieu très tard, quand le projet est déjà très avancé. Et tant pis si on ne voit pas bien l'intérêt général de ces projets. On veut bien nous demander notre avis pour faire des modifications ridicules, mais remettre en cause le sens de ces aménagements, non !

Les promesses mirifiques sur le nombre d'emplois sont récurrentes, les nuisances sur l'environnement à chaque fois minimisées et les conséquences de la destruction de terres fertiles totalement ignorées.

Tu aurais alors pu entendre l'intervention de Françoise, de Terre de liens, mouvement citoyen dont on t'a déjà souvent parlé puisqu'ils nous ont aidés à rédiger une proposition agricole sur le site. Et celle de Julien, de l'association Châteauneuf en transition, qui nous a fait réfléchir sur les changements d'habitudes dans nos vies que la raréfaction du pétrole va rendre incontournables.
Là aussi, tu aurais pu participer au débat qui a suivi, puis à la visite du site : quand on arpente ce chemin au milieu des champs, on est tout de suite saisi par l'absurdité de saccager ce paysage. 



Tu aurais toi aussi pu accrocher un petit morceau de tissu blanc avec ton vœu à la branche du jeune saule que nous avons choisi pour symboliser notre volonté de préserver ce site.  

Et après cette belle balade sous un ciel clément, tu aurais terminé la journée en musique, à écouter les délicieuses mélodies de Serge et Magda Léna... 
Bref, tu aurais pu vivre un bon moment, vraiment.

NB : merci Barnabé Binctin pour avoir inspiré la forme de cet article...
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vendredi 4 octobre 2013

Vendredi 18 octobre : conférence-débat avec Hervé Kempf




Vendredi 18 octobre 2013, 20h30

Salle Jean-Baptiste Clément, 24 Rue Danton, Saint-Jean de Braye (tram B, Léon Blum)

Conférence-débat avec Hervé Kempf

« Village Oxylane à Saint-Jean de Braye : un exemple de projet inutile ? »


Hervé Kempf est le rédacteur en chef de www.reporterre.net, le quotidien de l'écologie, et auteur de « fin de l'Occident, naissance du monde » (Seuil).

Participation libre



Samedi 19 octobre

à partir de 12h

Salle de la Picardière, 214 rue de Frédeville, Saint-Jean de Braye
(tram B Clos du Hameau puis marche sur 1,3 km)

Midi : Pique-nique (apporter un repas à partager, nous offrons la boisson)

14h : Table ronde « Une autre ville est possible » avec les représentants des collectifs « Pour le triangle de Gonesse » (Ile-de-France), « la Ferme des Bouillons » (Mont-Saint-Aignan) et « Voguette 84» (Cavaillon) ainsi que Françoise Bégout, pour le Mouvement Terre de Liens et un représentant de l'association Chateauneuf-sur-Loire en transition.

16h30 : Promenade commentée de la zone à défendre.

17h 30: Musique : concert de Serge et Magda TAMAS


Avec le soutien de : Amap Terre en Vie, Attac 45, ACA, CTPG, En Toute Franchise, FRAPNA 26 , Ferme des Bouillons, MNLE 45, NPA 45, PCF 45, PG 45, Terre de Liens Centre, Union syndicale solidaires du Loiret et de José Bové, Député europpéen EELV, Eva Joly, Députée européenne EELV, Michèle Rivasi, Députée européenne EELV, Jean-Luc Touly, Conseiller régional.


Bientôt le programme complet de cette manifestation.

Venez nous rencontrer : nous serons au marché de Saint-Jean-de-Braye dimanche 12 octobre 2013.




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jeudi 18 avril 2013

Réunion publique du 18 avril 2013

Jeudi 18 avril, Saint-Jean de Braye

Salle J-B Clément, rue Danton

20h30 


  Rencontre avec Martine Donnette


et Claude Diot, présidents de l'association



à l'occasion de la sortie du livre "Le toujours moins cher, à quel prix?"

de Vincent Le Coq et Anne Sophie Poiroux




L'association « En toute franchise »

Association loi 1901 regroupant des Commerçants Indépendants et des Artisans, « En toute franchise » milite pour favoriser un développement harmonieux du commerce et de l'artisanat.

La Loi ROYER modifiée et la loi RAFFARIN auraient dû permettre l’équilibre du commerce sous toutes ses formes dans le cadre d’une concurrence loyale. Depuis 1994, date de la création de l'association, de nombreux exemples ont démontré que ces lois ont trop souvent été violées, sans contrôle des Pouvoirs Publics, pour des intérêts particuliers soutenus par des élus locaux, indifférents aux conséquences supportées par leurs concitoyens, les commerçants indépendants et les artisans.

Seul face à un réseau de grande distribution, un commerçant isolé qui souhaite faire respecter ses droits et les valeurs de la Liberté d’Entreprendre est peu efficace. C'est pourquoi l'association s'est donnée comme mission d'intervenir par tous les moyens légaux ( actions devant les juridictions judiciaires, administratives, pénales concernant les décisions d’aménagement commercial nationales ou locales. ) pour assurer la promotion de la profession de commerçant indépendant et de l’artisan, ainsi que la défense de leurs intérêts collectifs.


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vendredi 8 mars 2013

Réunion publique du 8 mars 2013

1/ Historique et rappel des temps forts du collectif
2/ Point juridique rapide : les différents recours pour empêcher l'implantation d' Oxylane
3/Point économique: la famille Mulliez, les promesses d'emplois 
4/Point foncier agricole: le mouvement Terres de liens
5/ Point écologique: les nuisances sonores, la pollution de l'air

Merci aux associations présentes :
 Mouvement Terre de Lien,
 MNLE (Mouvement national de lutte pour l'environnement), 
Mouvement Terre de Lien, 
En toute Franchise, 
SPPEF (société pour la protection des paysage et de l'esthétique de la France),
 ACA (Alternative Citoyenne Abraysienne), 
et au représentant du NPA (nouveau parti anticapitaliste). 

Valérie Corre (député socialiste) était excusée.

Les échanges, le partage d'informations et les conseils recueillis lors de cette rencontre nous font grandement avancer!
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vendredi 25 janvier 2013

Réunion publique du 25 janvier 2013

1/ PRESENTATION DU COLLECTIF ET DES SOUTIENS
2/ LA SITUATION DU PROJET OXYLANE SUR SJDB A CE JOUR
3/CREATION D’UNE PETITION EN LIGNE
4/ COURRIERS OFFICIELS
5/ COMMUNIQUE DE PRESSE REPRIS PAR LES MEDIAS
6/ PROCHAINES ACTIONS 

 La présentation complète est disponible sur simple demande à splf45@orange.fr.
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